Je suis Clowne, Autrice, Facilitatrice de Possibles et "couseuse d'âme". J'ai inventé mon job de rêves pour accompagner toutes les personnes désireuses de grandir et devenir acteur- actrice de leur vie... bref! Je vous propose de Mettre du Sens dans votre vie, de Booster votre Créativité, de Dédramatiser la prise de Parole en public, d'Apprivoiser votre Stress et de découvrir votre Contribution au Monde! Joyeux programme...
Inutile de mettre la date. Une pulsion, écrire. Y a longtemps que le besoin n’a pas surgi. Non qu’il n’y ait pas eu des tempêtes intérieures, mais pas envie de les déposer. Parce qu’écrire, c’est aussi matérialiser et que j’en ai eu marre de déposer et rendre réel mon mal être, mes peurs, mes incompréhensions. Je vais y revenir…
Aujourd’hui, je prends conscience que je suis épuisée. Lasse de bouger, de ne pas avoir un chez- moi. Comment font les globe-trotters pour être heureux ? Non, ce n’est pas la bonne question ! Partir, bouger, être itinérante, j’adore et je suis heureuse. C’est le retour qui est difficile quand la base n’est pas solide et c’est exactement ce que j’ai expérimenté et qui m’a nourrie et fait prendre conscience de mon besoin de stabilité. Dans 10 jours, j’achète ma maison et mon grand projet de créer un lieu d’accueil pour des parenthèses de ressourcement va naître. Je redeviens propriétaire d’une bâtisse pas si grande mais avec beaucoup de travaux pour aboutir à accueillir les personnes qui auront besoin de danser, souffler, s’arrêter, rire et partager. Un nouveau livre de ma vie va s’ouvrir. Il est en gestation depuis longtemps, j’ai vendu, j’ai cherché le lieu idéal et je vais lui donner vie. Le temps d’une gestation. Accoucher d’un lieu et probablement de moi ! Encore !
Entre temps, je me suis formée à l’écoute émotionnelle, pour moi, pour les autres, j’ai écouté ma peur de prendre soin de moi, des autres, peur d’être responsable et de me tromper !
Les mots ! Le voilà le poids ! Le besoin viscéral de mettre un nom sur ce que je fais alors que faire est un bonheur… Parce qu’animer, transmettre, expérimenter, j’adore et je le fais bien. C’est dans mon ADN, ahahahaha ! Mais quel nom mettre dessus ? Quelle étiquette rigide et sclérosée ? Quelle est cette injonction qui contraint à délimiter, à préciser ? C’est celle de la communication efficace nécessaire pour justifier de revenus, de prêt, pour croire que c’est ça exister. Il est de bon ton de rationaliser, d’être capable de définir avec le plus de précisions possibles. D’un côté du lien, il est difficile de se présenter sans étiquette et de l’autre côté, il est difficile d’expérimenter sans savoir qui est en face : quelles sont ses références ?
Bref. Plus je me contorsionne pour rendre synthétique, précis ce que je propose, plus je me fatigue, m’éloigne de la joie. Mettre en mots, en forme pour me vendre et me rendre intéressante…
Ecrire, ça laisse une trace indélébile. Ça fixe et je ne veux pas m’enfermer. Je veux virevolter d’une chose à l’autre, expérimenter et montrer que c’est possible. Juste montrer, sans dire à l’autre quoi faire ? Je fais et si tu veux, tu prends, tu bidouilles à ta sauce pour t’émanciper de tes peurs, de tes freins… Je refuse de dire à l’autre ce qu’il doit faire, penser, je ne sais pas mieux que lui mais je peux lui montrer que je l’ai fait. Voilà ! Faire, pour montrer que c’est possible. Conscience et autonomie.
Finalement merci ! Merci l’écriture de me permettre de dérouler ma pensée et de me rappeler à quel point le nom de mon métier est juste : Facilitatrice de possibles !
Pas thérapeute, pas prof de clown… Non ! Facilitatrice de possibles, pour moi, d’abord et pour les autres, en effet boomerang !
Alors, oui, je peux écrire pour raconter mes explorations intérieures et poursuivre ce chemin de possibles.
J’y reviens (je l’avais annoncé, tu te souviens ?) : il y a 2 ans, je suis arrivée chez ma thérapeute- sophrologue avec un cahier noir et je lui ai parlé de ce que j’écrivais dedans depuis quelques mois. La dernière page était pleine de mots épouvantables sur moi : je m’y décrivais comme un monstre, une inadaptée, une folle … C’est elle qui m’a expliqué combien les mots comptaient et qu’ils ancraient dans la réalité la manière avec laquelle je me voyais. Jamais je n’aurais parlé d’une amie en ces termes, j’aurais même été alertée sur son mal être profond et j’aurais réagi. En déversant sans recul tous ces mots ineptes sur moi, c’est comme si j’avais vomi tout mon venin sur moi, en vase clos, et que je m’y noyais. J’ai envie de croire que ma capacité à me raconter (par moment !) m’a sauvée car à l’issue de cette séance, j’ai oublié mon cahier sur le canapé. Je suis malgré tout repartie avec en m’engageant à le brûler au plus tôt. Je l’ai brûlé ! Pourquoi garder ce qui blesse, ce qui diminue, ce qui abîme ?
A l’aube du renouveau, je suis épuisée par l’itinérance, les remises en question, les leçons apprises. Je sens aussi que le retour de l’écriture, c’est aussi un clin d’œil magnifique à cette sagesse acquise au gré de la solitude, des marches sous la pluie, des kilomètres avalés seule au volant, qui me montre les tiraillements entre repos et acharnement à faire, entre vivre la joie et rendre compte de ce que je fais, parce que c’est ça la vie, l’ambivalence ! L’oscillement magique entre tout et son contraire, vivre tout et cheminer…
Aujourd’hui, 31 décembre, encore un ! Depuis quelques jour, ça pousse, ça tord, ça vrille… dans le calme et la contemplation. Contemplation ? Ah oui ? Ben oui, j’écoute Philippe Delerm alors soudain, des mots fleurissent, plus ciselés et précis pour éclairer l’ombre. Et ce qui est éclairé devient lumineux, non ?
Bref ! Il y a un truc qui …des trucs qui… Écrire ? Voilà que la chose avait disparu de mon univers, pourquoi ? Parce que j’ai couru après la sécurité ? Créer ? Alors là oui, y a urgence, je m’étiole si je ne crée pas et peu importe le support. Déménager ? Du changement, de la métamorphose… Il m’aura fallu 15 ans pour que la révolution se fasse, jeter les vieux machins, prendre conscience des trucs moribonds. J’ai beaucoup couché sur le papier tels des vomissements impromptus, objet d’un livre aussi confidentiel qu’intime.
Écrire pour transmettre et dire à l’autre qu’il n’est pas tout seul, que nous ne sommes jamais seuls. Ou que nous le sommes totalement mais que cette solitude n’éloigne pas, elle rassemble dans le grand désert et qu’écouter c’est se relier, à soi, à l’autre.
Quoi faire de tout cela ? Il m’aura fallu 15 ans pour écouter ce que je suis, peindre les contours de ma vie et aujourd’hui j’étouffe d’être dans l’entre-deux. L’enfance courageuse et désinvolte, le courage chevillé au corps, l’impatience qui met en action, elle est où ?
Est- il possible de vivre insouciante en se construisant une vie à son image ? Alors quelle est- elle ?
Pour écrire, je dépasse ma peur du ridicule, du « pas assez » littéraire, riche, intéressant, léché… Le même regard que celui que je porte sur ma vie : est- elle remplie ? Gâchée ? Et évidemment, à me poser ce genre de questions, je me découvre observatrice de ma propre vie au lieu de la vivre. Mais quand j’observe, je vis aussi. Argh ! Oui, le mot du jour et peut- être de l’année 2024, c’est Contempler, pour vivre ! Arque-bouter sur les petits merveilleux. Pas uniquement la première gorgée de bière, lol ! Mais connectée à l’émotion, à la question essentielle, « ça me fait quoi ? » sans jugement aucun, écouter le Dedans pour déterminer la réponse au dehors. Être à mon écoute. D’aucun seront surpris par tant de crédulité mais je reconnais, j’ai longtemps oublié de me poser la question de ce que je ressentais. Ben oui, parce que dès lors que j’écoute ce qui surgit, ce qui gueule et vocifère, il est primordial de l’entendre. Et cette écoute signifie d’avoir le courage de prendre en compte, de ne pas rester quand ça fait mal, de sauver sa peau et de s’élancer dans le changement inconfortable qui clôt un chapitre sans que la suite ne soit écrite. C’est admettre que le projet enfin réalisé n’a plus aucun intérêt, qu’il était nécessaire mais pas essentiel, qu’il n’était qu’une étape, que sa raison d’être n’est peut être pas vitale mais nécessaire pour passer à la suite. Comme un parpaing enchâssé dans le mur pour créer l’édifice. A la pensée mélancolique du « tout ça pour ça » se substitue un « merci et ensuite ? ». Gratitude et émerveillement de reprendre le baluchon de l’en- Vie.
La sécurité tue. J’ai eu besoin de me mettre en sécurité mais elle m’enferme et doucement, inconsciemment j’ai glissé dans le morne, le tranquille et l’immobilisme. Salvateur pour observer mais il est temps de réinterroger ce qui est devenu ma norme, questionner, trouver le chemin de traverse qui fait de l’ennui une richesse, la patience un miroir scintillant de l’âme, des mots un prétexte à me rencontrer et à transmettre.
Unifier tout ? C’est déjà fait puisque je Suis ! Accepter le tout que je forme : faire abstinence de développement personnel, le grand machin informe et puant pour n’être que Soi et non plus une synthèse harmonieuse de petits bouts qui semblent hétérogènes. C’est la combinaison de la mission de vie, de l’univers, des écrits, des mots, de l’intervention en prison, du théâtre, du clown, de l’art thérapie qui est Moi. Rien à choisir ! Tout faire avec plaisir et émerveillement comme la première gorgée de bière et passer mon chemin quand je m’ennuie… ou pas !
Écrire face à la mer, déposer mes humeurs et quoi ?
Le projet se dessine petit à petit et enfin je mesure que ce qui compte c’est d’en prendre le chemin, pas de le terminer avant de le commencer.
Donner mes découvertes intimes à des personnages pour écrire des romans ? Leur donner mes coups de gueule et mes épiphanies ? Pourquoi pas ?
Enseigner ? Former ? Est ce la posture du sachant qui m’intéresse ou est- ce d’éveiller l’autre à ce qu’il est déjà ? Un être parfait ! L’habitude érode et j’aime profondément voler d’un projet à un autre, créer avec l’invisible que je décèle chez l’autre , juste pour lui offrir ma vision gracieuse que j’ai de lui. Et oui !
Aller dans un collège pour un projet artistique, c’est voir les adolescents autrement et leur donner mon regard (j’espère!) bienveillant sans la lourdeur d’un programme, d’une échéance et l’usure du quotidien pour embrumer mon œil. J’apprends !
Intervenir en milieu carcéral, c’est voir les détenus sans la peine ni la faute, c’est rencontrer l’être humain sans juger (c’est déjà fait ou en instance de l’être !) alors quand j’y vais, je construis avec l’autre et y a intérêt que je sois authentique. J’apprends !
Créer une pièce de théâtre avec de jeunes migrants primo arrivants, c’est me nettoyer de scories conscientes ou non et accepter le regard de l’autre, le sourire après la souffrance, la pudeur qui masque l’impensable, le corps qui danse comme une résurgence de l’enfance, la pétillance chevillée au corps, la joie contre vents et marées. J’apprends !
Animer des ateliers clown, c’est mettre mes découvertes et mes intuitions au service de… Que l’autre se rencontre et s’aime avec ses merveilleux et ses tyrannies, qu’il chemine dans son chemin intérieur. Moments de partage et de grâce authentiques. J’y suis. J’apprends !
Dessiner mes HounE , mantras- jalons- symboliques pour préciser et borner le chemin afin de ne pas me perdre. C’est transmettre et surtout m’autoriser à écouter mon Dedans qui sait évidemment tout et qui se relie à l’autre, authentique et humain. J’apprends !
Écrire, déposer pour m’affranchir, mais surtout partager, des fois que je ne sois pas seule dans l’océan de mes pensées, doutes et découvertes. Ce serait cool d’être lue. Peut- être ne faut- il rien en attendre , juste dire pour que telle une bouée, mes écrits flottent et rencontrent ceux- celles à qui ils feront du bien…
Alors voilà, la conclusion est simple. Je suis déjà Parfaite et je fais déjà tout ce qui me nourrit et remplit mon être de bonheur. Que ce soit ici ou ailleurs, peu importe ! Quand j’écoute mon cœur, je suis à la juste place, ici et maintenant. Face à l’océan, seule ou accompagnée, sans entraves et libre, je Suis ! Authentique et reliée à mon Dedans, je suis bien. J’apprends !
Jubiler, prendre le temps, refuser les trucs et machins inutiles et si sécurisants qu’ils empêchent, suivre mon cœur malgré la moulinette de ma tronche. Tout est possible et rien ne s’oppose : avoir un lieu sécure pour partir, écrire pour raconter ce que je ressens, créer pour rendre compte de la beauté de l’autre, lui montrer ce que je vois de lui…
Voilà pour mon 2024. Mon projet, c’est moi…
Dessiner, écrire, raconter, en clown ou en moi, j’avance, j’apprends ! J’accueille l’Autre …
Ce matin, 31 décembre 2023, je fais peau neuve, je mue alors je dépose ici tous les textes non publiés pour qu’ils ne me collent pas aux basques dans la nouvelle année ! J’ai décidé qu’elle serait magique, authentique et dynamique! Oui, je sais , ça fait beaucoup de « ique » mais il n’y a aucun tique ni hic!
Je vous invite donc à lire avec parcimonie mes petits cailloux cachés de 2021-2022 et 2023!
Je me roule ainsi dans l’impudeur, l’impudence ? , l’indécence? …
J’espère mon 2024 aussi effronté, audacieux et hardi…
Une rencontre
06/12/2021
Il y a des rencontres qui débutent pas super bien… en face de moi, j’ai ,me semble-t’il un morceau de femme en résistance, qui refuse, qui freine… je ne force pas mais suis en sécurité dans mes connaissances, dans mes croyances, que « moi! Je sais et quand tu seras prête, je te transmettrais! »
Et puis, cette femme, face à moi, est de plus en plus précise dans sa demande, elle sait ce qu’elle cherche, pas vraiment mais finalement suffisamment pour que, moi, je recule. Non, je ne recule pas, je lui refile le bébé, la patate chaude en lui disant que ce n’est peut- être pas le moment pour travailler ensemble et qu’elle devrait expérimenter autre chose , comme un palier…
En vrai, c’est vrai! Mais pas seulement! En fait je me suis défilée, acculée dans mes retranchements, à vouloir utiliser sans sourciller une méthode et en oublier l’autre en face de moi. De mes assurances de thérapeute en herbe, le titre ronfle agréablement à mes oreilles, j’en oublie la véritable motivation, aider! Alors, ce bout de femme, dans sa recherche et dans sa détermination éperdues m’a permis de mesurer combien j’étais raide, combien l’adaptation me faisait peur et si j’ai un peu repoussé, je me félicite le lendemain d’avoir pris contact avec elle pour lui proposer de laisser un peu de temps et de nous revoir… Car, oui, lâcher- prise c’est cela, c’est écouter l’intuition et faire avec ce qui vient!
Ces belles phrases prennent un nouveau sens… Se faire confiance c’est donc aussi aller là où je ne sais pas! C’est aussi dire à l’autre, « je ne sais pas », afficher sa vulnérabilité pour pouvoir changer…
Alors, méfiance sur les jugements à l’emporte- pièce, sur les certitudes sur soi, merci les personnes qui agacent, grattent et interrogent pour mieux me ramener sur le bon chemin!
Merci!
Quand je tilte… enfin!
21/05/2022
Ce matin, je footine, je fais ce que j’ai à faire, je yogue (du verbe faire du yoga!) et paf! Explosion de compréhension!
La vie me présente les personnes miroirs ! Kèceàdire? Dans un grand clin d’œil faussement violent, cette coquine me présente à vitesse Grand V ce que j’ai été pour voir, vu de l’autre côté ce que ça fait… vous voyez le truc?
Exemple: je harcèle un homme rencontré sur un site, ne comprenant pas pourquoi il ne répond pas à mes sms… Je me morfonds, je pleure, j’attends devant le téléphone, je réfléchis, j’essaie de changer… Vlan! Quelques mois après, je rencontre un gars qui me pose plein de questions, me relance, en un mot comme en cent, m’étouffe… J’ai, pour ma part la courtoisie de répondre, mais je me sens oppressée au niveau du cœur! Je sais derechef que la vie, mignonne, va!, me teste pour savoir si 1/ je vois ce que ça fait d’être harcelée par une personne qui semble s’accrocher tel un boulet, 2/ quand on n’a pas envie, on se sent harcelé…Parce qu’en vrai, c’est fou comme, quand tout roule dans une relation, y a pas de questions sur le « trop » ou « pas assez »! C’est. Un point, c’est tout!
Tout ça pour raconter que , en ce moment, la vie me teste sur « suis- je capable de dire NON? » et « suis- je capable d’écouter mon émotion? »
Vaste sujet mais comme je me soigne, aujourd’hui, j’ai dit mon besoin d’espace, de temps, de liberté, et j’assume! Si l’homme reste trop invasif, je ferais ce qu’il se doit!
Merci la vie pour mes étapes d’apprentissage:
j’expérimente en faisant la boulette, je ne comprends pas ce qui se passe,
éventuellement, je suis un peu victime, histoire de… (ça fait quand même du bien et j’ai le droit si ça ne dure pas),
je réfléchis et je crois comprendre, j’en tire des principes et des positionnements seule, en ermite, (c’est plus facile… quoique!)
Je rencontre des gens qui font la même boulette, je comprends ce que ça fait d’être en face, j’apprends à écouter mes besoins et à dire stop, j’apprends à détecter en moi le retour de la boulette avant même de la faire et je sens l’autre quand il va en faire une avec moi, parce que ça résonne avec mon truc… en plumes!
C’est simple … mais c’est pas facile!
Et vous? Êtes vous toujours capable de dire Stop? De dire Non?
PS: j’aime bien avoir des principes que j’aime encore plus transgressés… ce sera le prétexte à un petit caillou dans …
Du plaisir…
30/07/2022
Femme parfaitement imparfaite cherche partenaire pour amour réciproque, rigolade, partage.
Un peu résumée mais voilà une autre aspiration dans ma vie, pas nouvelle mais un brin envahissante.
J’ai la sensation d’écumer les sites de rencontre alors que les copines ont trouvé chaussure à leur pied ! Comme je m’aime mieux (si si ! Vraiment mieux!) je refuse de penser qu’il y a un truc qui cloche chez moi. C’est certain, je gagne à être connue et tant pis pour ceux qui ne creusent pas sous les quelques lignes échangées et qui sont souvent de ma part, déconcertantes d’intellect peu propice à la rencontre. Peut- être est- ce bien ? Il n’y a pas d’erreur sur la marchandise ! D’un côté comme de l’autre, nous savons à quoi nous attendre. Pour ma part, les fautes d’orthographe sont rédhibitoires, j’aime l’humour, le vocabulaire érudit et la syntaxe respectée. Rédiger des phrases, réfléchir au contenu me semblent un minimum même (ou surtout) pour trouver l’amour !
Peu importe tout cela ! Mon propos est ailleurs : alors que je cherche, pense avoir trouvé mais il n’est pas prêt, j’entretiens une relation sans aucun échange intellectuel, aucune perspective de lien autre que charnel avec un homme incompréhensible pour moi. Cet homme est parfait puisqu’il est Lui comme je suis parfaite telle que je suis !
Peu importe cette philosophie de magasine, ce qui m’interroge c’est ma capacité à passer outre tous mes principes pour entretenir une relation basée uniquement sur le sexe ! Jamais je n’aurais pu m’imaginer fouler ainsi mes propres limites. Je dézingue et m’affranchis d’un amoncellement de représentations que j’ai trop longtemps cautionnées, sexistes, nauséabondes, restrictives, venues de la société, de mon éducation, de ce que je croyais devoir être. Quand je le rejoins, je n’ai pas de cerveau, j’ai un corps uniquement dédié au … plaisir !
Ne rien attendre, ne rien vouloir, juste être là ! Parce que je le choisis, parce que j’en ai envie. M’interroger vraiment si oui ou non j’ai envie ! J’expérimente l’autonomie, si si ! Être responsable de mes envies, apprendre à dire oui ou non sans me sacrifier, écouter mon corps.
Affranchie du bien ou du mal, vivre dans la chair et ressentir, c’est laisser pour un temps le tout mental et l’introspection. C’est aussi ça l’écologie intérieure, nettoyer coûte que coûte ce qui empêche de grandir et d’être heureuse dans ma vie, tester en vrai et VIVRE !
La voilà, ma grande conquête du moment : le plaisir !
Ça tombe bien, je bosse aussi la patience ! Je vais bientôt être fin prête pour l’Amour ?
Et vous ? Comment résonne le plaisir ? Le sexe ?
Lister mes rêves
04/08/2022
J’aime beaucoup tiré les cartes d’oracle et hier, j’ai eu cette question « quels sont vos rêves ? »
C’est en écrivant ici que je vais tenter de répondre… Je dis tenter car une journée et une nuit après je n’ai pas bondi sur l’occasion de déverser toutes mes aspirations joyeuses.
Pourquoi donc ?
Parce que faire face aux aléas de la vie, se sortir d’impasses amoureuses, relationnelles, financières, éviter mes peurs, « prendre le temps de » , agir, respecter ou abolir mes diktats, ce n’est pas rêver !
Ce ne sont pas des rêves ! Non ! Je me suis probablement illusionnée en croisant tous les doigts de mon corps pour qu’il advienne ceci ou cela mais c’était de la réparation à la petite semaine de galères ponctuelles (et loin de moi l’idée de les minimiser, les bougres) ! Des épines dans le pied qui m’ont souvent fait perdre le fil de mes rêves. A tel point que face à cette carte, innocemment tirée du paquet, j’en reste pantoise !
Quels peuvent bien être mes rêves ? A moi, Virginie, femme blanche européenne de 51 ans ?
Matériellement, j’ai tout ce qu’il me faut. Je vise plutôt la décroissance, ça va merci !
Financièrement, je serre les fesses parfois mais, ça va merci !
Niveau santé, ça va merci ! (là je croise tous les orteils à nouveau, à 51 ans, tout part très vite en sucette, non?)
Mes enfants, ma famille proche va bien, merci !
Mes amours, c’est pas terrible, voir inexistant mais j’y crois encore, alors, merci, ça va !
Le sexe, ça va merci ! Oui, avec le temps, je distingue amour et sexe, j’y reviendrai !
Alors ? Quels ont mes rêves ?
Peut- être se logent- ils ailleurs que dans le matériel, dans le « tout venant » ?
Doivent- ils être exaucés ou se doivent- ils juste d’exister ?
Tandis que j’ai visualisé que ma vie est top et que je suis heureuse, je pourrais vite conclure à l’inopportunité des rêves. Mais non ! Non ! Je sens que ce sont eux qui m’animent en sous- main pour me lever le matin, sortir de ma zone de confort, entreprendre de comprendre ce qui se passe en moi, bref, vivre ! Ce sont eux mes mentors , les boosters invisibles ou oubliés qui tirent les ficelles. Il ne me reste plus qu’à les lister. Quel mot moche pour de si jolis papillons ! Car les rêves sont des chenilles qui ont besoin de grandir pour éclore au grand jour. Réalisés, ils s’envolent laissant la place à d’autres…
Il est temps pour moi de rêver à nouveau.
Et vous ? Quels sont vos rêves ? Savez- vous où ils sont et qui ils sont ?
PS : j’ai lu un article passionnant qui expliquait que la puissance des femmes est dans leur sexe et celle des hommes dans leur cœur. On ne nous aurait pas vendu l’inverse depuis un moment ? Ça m‘arrange vachement ! Je suis hyper puissante, ahahahaha !
1.2.3 Soleil
06/08/2022
1,2,3 soleil ! Je m’arrête, me fige pour m’observer.
Faire l’état des lieux, là, ici et maintenant !
Quel est donc ce besoin de commander des livres alors que je ne lis pas en ce moment ? Pour acheter ma conscience ? J’ai lu qu’il fallait connaître la maison d’édition avant de leur envoyer un manuscrit ! Brave fille, je vais lire ! Brave fille, je ne vais pas lire mais faire comme si pour me rendre plus légitime ? Sauf que ce n’était pas le projet ! NON, mon envie à moi n’est pas de lire les autres, mais d’envoyer mon manuscrit pour être éditée… Alors ? C’est quoi le hic ?
1,2,3, soleil ! Je stoppe tout à l’extérieur et j’écoute mon Dedans : pour quoi vouloir calculer le coût réel de ma maison ? Pour justifier d’en partir ? J’ai envie de bouger… vers où ? Pourquoi ? On s’en fout le pourquoi sauf que … Et finalement, comment calculer ce qu’elle m’apporte ? Partir, vendre, aller voir ailleurs si j’y suis, tout plaquer pour renaître ? Quitter une ville dont j’ai fait le tour ? Explorer de nouveaux horizons ? C’est quoi le hic ?
1,2,3, soleil ! Je me fige pour entendre l’intérieur qui parle. Mon âme, mon enfant intérieur, Petite Nine qui aimerait bien plus de fantaisie. Quoi ? Encore plus ? Ben oui, une fantaisie pas raisonnable ! Stop de légitimer de partir, stop de tourner les chiffres avant de faire ou pas, stop de penser avant d’agir… Faire à l’envie, sur un coup de tête… Oui mais je suis une adulte, j’ai des responsabilités… Pourquoi cette fillette se manifeste ? Pourquoi quoi ? C’est quoi le hic ?
1,2,3, soleil ! C’est quoi le hic ?
J’ai peur…
Les bosses du tapis…
27/08/2022
Vivre des moments forts quand je suis en plein éveil spirituel, ça fait bizarre ! Ben oui ! La phrase est idiote mais c’est un peu ce que je ressens aujourd’hui ! Depuis un moment je travaille intensément à comprendre mon fonctionnement. Je m’observe attentivement et essaie de dézinguer les attitudes ou situations déplaisantes pour moi. Je regarde mon nombril pour savoir ce qui me met en colère, me fait peur, me hérisse les poils, me compresse les mâchoires… Bon ! Tu as compris ! D’aucun diront que c’est égocentrique à mort, d’autres (dont je suis) trouvent salutaire cet état des lieux qui m’a tout de même permis d’arrêter de penser que le monde s’acharnait sur moi à la moindre occasion !
Bref ! De mantras en injonctions, les uns piochés chez Jung ou autres « penseurs de la pensée », les autres dans les magasines de développement personnel qui font légion, je navigue pour me construire une vie « plaisante ». Et, je reconnais que cela fonctionne plutôt bien ! Je vois votre œil goguenard. Oui, je rate aussi. Néanmoins, je te réponds avec cette phrase magnifique, « si je réussis, j’apprends, si je rate, j’apprends ». Tu remarques ici l’approximation de la formule et que le nom de celui qui dit cette vérité totale et impeccable n’est pas mentionné car j’ai la flegme de me lever pour lire le magnet sur mon frigo.
Bref ! Aujourd’hui, je me lève après quelques jours intenses en émotions, découvertes sur moi et possibles révélés. J’ai croisé des gens merveilleux d’authenticité et ce matin, je m’agace ! Ben oui ! Parce que cette intensité est déjà retombée comme un soufflet, que déjà la réalité du quotidien a tout enseveli sous son ombre grisâtre. Les contrariétés ont refait surface plus vite que « la petite vérole sur le bas clergé » (spéciale dédicace à mon Titou bien aimé! Et pour les plus jeunes, débrouillez vous pour comprendre!) lissant de manière implacable ce que j’ai vécu. Pour un peu, je pourrais oublier cette folle émulation de me sentir vivante en expérimentant des situations d’une profonde humanité. En écrivant ces mots, je me reconnecte aux moments précieux , je n’oublie rien. Mon inventaire se fait donc telle une résistance au tourbillon de la banalité du quotidien. C’est un véritable effort de résister à la tentation de lisser les évènements de ma vie pour faciliter la digestion. D’habitude, comme tout un chacun, l’envie est grande de glisser sous le tapis les trucs désagréables alors que je sais que cela va me péter à la gueule un jour ou l’autre. Ben oui ! Mais ce sont des trucs inconfortables alors j’ai le droit ! Sauf qu’en développement personnel, on apprend à plonger dans le caca pour le nettoyer car sous le tapis, ça pue toujours et ça fait des bosses un peu casse- gueules ! Alors, j’analyse, je regarde dans le fond des yeux les inconforts pour les alchimiser en facettes joyeuses (pour ceux qui me connaissent, je clowne pour dédramatiser et accepter les machins « relouds »…)
Mais qu’en est- il des moments heureux, puissants, énergisants ? La tentation est grande de les sous évaluer aussi, de les minimiser et bim, la voilà, la vie morne et terne évoquée au début du texte.
Oui ! J’entends déjà les chantres de la gratitude. Je sais comme remercier pour ce qui est en stoppant le mental qui veut toujours plus, est puissant et salvateur. Merci ! N’empêche ! C’est un sacré effort de volonté de se remémorer les bons moments comme les mauvais pour se sentir vivante et non anesthésiée par la pensée unique et étouffante de la bienveillance, tempérance et autre truc rance ! Ne pas se moquer, ne pas jouir, ne pas gâcher, ne pas bugger, ne pas râler quand j’ai envie de faire une pause et savourer alors que le quotidien me rattrape… Ce matin, j’ai le sentiment de vivre une vie aseptisée malgré tous mes efforts pour mettre ma présence dans chaque chose. Une réalité inconfortable m’explose au visage : à vivre sans conscience, je suis un petit bouchon qui subit sa vie dans l’océan du monde et quand je choisis de regarder les choses en face, j’apprends à observer ce qui crie en moi et soudain la vie est certes moins en tension mais plus lisse. Je sais ! Mon extrémisme me pousse à osciller de l’un à l’autre. Mon chemin est de trouver l’équilibre mais quand même , il y a de quoi s’agacer, non ? Tout va trop vite. Tout devient flou et homogène. La magie n’opère plus et les instants agréables ou non s’enchaînent sans contrastes. N’est ce pas l’apanage de l’être humain de ne retenir que l’inconfort pour mieux s’en délivrer ? J’entends déjà les sirènes du travail sur soi qui me susurrent que je suis la seule maître à bord et qu’il ne tient qu’à moi de fixer mon attention sur les bons moments, de construire du relief dans mon tapis (tu suis?) avec les beaux moments vécus !
Zut ! Me re- voilà à la même conclusion que d’habitude. Tout est question de conscience !
Et toi ? As tu la sensation de ne pas réussir à conserver les petits bonheurs ? D’être dans une roue de hamster à la poursuite de rêves qui se réalisent sans les voir ? Ton tapis est plat ou a-t’il des bosses ?
Avancer lentement mais sûrement
15/10/2022
J’écris quand l’envie me prend et j’entasse les textes. Je relis peu mais aujourd’hui, en toute logique, j’ai besoin de solder quelque chose. Alors je poste ce jour, une série de textes dont les premiers datent du printemps. C’est un long processus que de changer son Dedans! La preuve…
Lâcher- prise ?
15/10/2022
Ce matin, furieuse envie de dégueuler! Une sorte de trop plein! Ben oui, c’est le principe!
Y en a marre, ras le bol, ras la casquette! Basta! Ça suffit! Je jette l’éponge!
Eh oui, je fais une pause de tout questionnement sur mon Dedans, plus d’interrogation sur le mode « et si…? » ou « est ce mon cœur ou mon mental qui parle? » Je suis fatiguée, je me laisse porter, c’est décidé!
Évidemment, en l’écrivant, mon cerveau se crispe et ricane!
J’ai entendu que lâcher- prise serait que je me dise, « j’ai fait le boulot, maintenant je ne sais plus quoi faire d’autres (pour lever les résistances, peurs…) alors je m’en remets à la vie » et ben voilà, je lâche prise!
Pas facile pour la contrôlante que je suis mais cette fois, c’est trop et surtout, je me refuse à revenir sur mes pas! Depuis quelques jours, j’ai décidé de ne penser qu’à moi, à écouter mes besoins. Au-delà de l’aspect simpliste qui ferait penser que je suis dans une phase narcissique aiguë, cette nouvelle thérapie auto proclamée m’enseigne de savoir dire NON, de cesser tout sacrifice qui génère colère, insatisfaction et victimisation.
Ben oui! Si je suis fidèle à mes envies, besoins ou tout bidule du genre, de facto, je suis susceptible de changer d’avis, de refuser alors que j’avais dit d’accord… Waouh! Mais qui suis- je? Et sans me justifier de surcroit? Encore mieux!
Ben oui! Si je m’écoute, vraiment et que je prends la responsabilité de mes besoins (ça existe les synonymes pour alléger mais ce mot est le meilleur! Désolée!) , ben je ne me sacrifie plus pour faire plaisir, ou croire que je vais faire plaisir et du coup, attention c’est magique! Je n’ai plus besoin d’en vouloir à l’autre de me faire faire un truc qui me saoule… Tu suis? J’explique: c’est moche, je l’avoue mais j’ai souvent fait des choses croyant faire plaisir à l’autre (qui , souvent, ne m’avait rien demandé ou aurait très bien accepté un refus de ma part) et ensuite, embourbée, je lui en ai beaucoup voulu! J’ai roumégué, soupiré, rien n’allait! A l’époque (pas si lointaine, tu l’as compris!?), j’en voulais à l’autre de mon incapacité à me choisir moi, à me respecter : j’étais ma victime et mon propre bourreau. Pas confortable, je tombais à bras raccourci sur l’autre… C’est plus facile! Sauf qu’un jour, il est bien de grandir!
C’est quoi le lien avec le début du texte et le vomi?
Comme à son habitude, la vie me présente des situations qui interrogent ce nouveau positionnement, histoire de vérifier si j’ai compris. J’ai mon libre- arbitre. J’ai le droit de me tromper, de changer d’avis, vu que l’important est d’avancer. Peu importe le choix, c’est toujours le meilleur, il a le mérite de faire bouger les lignes! Sauf que j’en ai marre, alors c’est décidé, je campe sur ma volonté de n’écouter que mes besoins (encore eux!!!), je n’anticipe pas ce qui pourrait advenir, je me laisse porter. Je lâche prise…
Et vous? Sur quoi auriez- vous besoin de lâcher prise? Le faites- vous?
Crache ta Valda
22/12/2022
Aujourd’hui, j’ai craché ma Valda. Je veux dire ma colère ! J’ai vomi ma haine qui m’étouffait. Apparemment, je me baladais, rongée depuis un moment. J’ai donc vomi de la bile, j’ai laissé mon corps m’embarquer pour faire taire le mental qui m’a endormie 4 ans durant. C’est en dégueulant que j’ai compris que je n’ai pas réagi quand l’ex m’a quittée. J’ai paré au vital, au nécessaire, à l’économique et après le chagrin, j’ai continué … La colère ? Pour quoi faire ? J’ai cru faire le deuil , j’ai oublié la partie rébellion…
Faut croire que ce solstice et la 13 ème Lune me poussent à aller me confronter au sombre et finalement j’ai fait amie- amie avec ce qui m’oppressait, m’a contrainte à la peur d’à peu près tout et m’a posé des limites. Mon corps s’est progressivement bloqué : les hanches douloureuses, le bassin figé, les chevilles coincées… j’en passe ! Et ce n’est pas que l’âge ! Et non ! Quand le mental règne en maître, le corps est l’unique moyen de savoir ce qui se passe réellement à l’intérieur. Rendre visible l’invisible !
Plusieurs jours que je ne vais pas bien, ! Plusieurs mois que je suis triste, désœuvrée, incapable d’aller de l’avant ! Une relation défectueuse, un nouvel abandon et j’ai stoppé. Je ne m’en suis évidemment pas aperçue, persuadée par ce filou d’ego que j’avais une totale maîtrise sur ma vie, qu’éventuellement j’étais un peu dépressive ! Alors me voilà, entre deux, dans la zone putride de confort à attendre qu’il revienne, que je puisse à nouveau y croire. Merci mon corps de te blesser pour un rien. C’était le signal pour comprendre que plus rien n’allait !
Aujourd’hui, j’ai vomi ma colère de l’abandon, de l’humiliation, de la parole donnée et reprise. J’ai craché la douleur qui m’empêchait de respirer pleinement, de respirer… Merde ! Une douleur effroyable a comprimé mon sternum, impossible d’ouvrir mon cœur… J’ai vomi, je me suis repliée sur moi, j’ai peint mon visage et j’ai mis un manteau en cuir noir, j’ai dansé… J’ai été guerrière, forte et puissante et j’ai éructé un souffle rauque, celui de la colère.
La furieuse quand elle n’est pas évacuée, suscite les peurs qui enferment dans des limites en apparence sécures mais qui à leur tour alimentent la colère… Il faut croire qu’un truc a pété… enfin ! Merci !
J’ai dansé, j’ai écrit ma puissance, j’ai accepté ma peine, mon Ire Reine ! J’ai accueilli et reconnu mon amie, ma fidèle, ma sauveuse ! Bienvenue ! C’est OK qu’elle soit dans ma vie et j’ai le droit.
Après, j’ai marché sur mon chemin. A nouveau en route…
Et vous ? Avez- vous déjà été à l’arrêt, dans un entre-deux nauséabond qui vous empêchait de vivre pleinement votre vie ?
Il était une fois une fille dont le cœur était un puits sans fond… Évidemment, elle se le sait pas, enfin au départ car elle le découvre petit à petit… Voici son histoire.
Quand le cœur est un vide immense, c’est difficile de s’aimer soi. Du coup, les autres sont là pour le remplir d’amour. Sauf que les besoins de l’un ne sont pas ceux de l’autre. Et puis, avoir tant besoin de l’autre pour se remplir, c’est prendre le risque qu’il abuse du pouvoir qui lui est dévolu ! Ben oui ! Alors, la fille qui ne sait pas encore qu’elle a un cœur asséché, va à la rencontre de son prince. Ça tombe bien car depuis qu’elle est petite, les récits lui parlent d’un homme à tête couronnée qui va la sauver ! Youpi ! Le monde est bien fait ! En grandissant, pas de doutes, un homme, c’est fait pour sauver ! Et comme la fille est un peu artiste, créative, intello, danseuse, elle est un peu à part ! Elle fait le clown, arrondit les angles pour plaire ! Y a bien ce garçon qui lui fait les yeux doux, il est lui aussi tout doux, tellement gentil et fou d’amour, qu’il lui fait peur alors elle n’est pas gentille. Elle confond l’amour et l’entrave à sa liberté. Bizarrement, tant d’amour lui fait peur et elle, pleine de projets, croit que cet amour va l’empêcher de se réaliser. Alors, elle devient insensible, elle se ferme, se convainc que sa carrière est plus importante que tout et qu’ainsi elle se réalise. Elle nourrit le faire au détriment du ressentir, c’est pas grave, « elle kiffe sa life ! » Elle danse !
Les années passent. Pas d’histoire d’amour, et finalement, un jour , elle rencontre un gars qui tombe amoureux, qui est courageux, qui décide de l’aimer, elle ! Il quitte tout pour elle. Bien sûr, elle est séduite, même époustouflée devant tant de courage et d’audace, elle est conquise ! C’est son prince, elle l’épouse et ils eurent deux enfants.
Ça, c’est l’histoire du Dehors. Maintenant arrive l’histoire du Dedans.
Avoir un puits sans fond à la place du cœur, ça rend peureux ! Ben oui ! Car les autres ne pouvant jamais être à la hauteur de cette faim d’amour, il n’y a que deux postures possibles : oublier d’aimer et de s’aimer en faisant semblant, en se voilant la face et en savourant qu’un homme puisse l’aimer suffisamment pour s’engager et l’épouser. Alors ! Youpi ! Et elle y a cru ! Elle a aimé beaucoup, profondément et sincèrement ! Probablement moins que lui mais elle a aimé l’homme, puis ses enfants ! Plus trop dans le cœur, mais dans l’action !
Un puits sans fond c’est donc courir après l’amour inconditionnel en le cherchant chez l’autre. Patatras quand l’autre n’aime plus ! C’est la dépendance assurée, c’est les compromis pour assurer la paix, la présence de l’amour dans sa vie !
Ainsi donc, l‘autre est responsable d’apporter l’amour que la fille ne sait ni se donner, ni trouver ! Rien n’est jamais assez, elle court après l’amour intense, inconditionnel, la totale ! Et peut- il exister quelqu’un pour offrir cela ? Ben non ! Car ce n’est et ne sera jamais le rôle de l’autre dans un couple ! Alors tout semble insipide. C’est pas assez. La fille s’ennuie et découvre que la solution n’est pas dehors mais à l’intérieur d’elle. S’aimer inconditionnellement . De elle à elle. Ben oui !
Sauf qu’elle ne sait pas faire ! Quand elle s’aime, elle se croit égoïste, narcissique. Quand elle s’aime et qu’elle se repose, elle se pense fainéante. Quand elle s’aime assez pour déposer ses armes de guerrière, elle se déteste d’être si naïve, faible, mièvre. Quand elle écoute son besoin de tendresse, elle se sent redevable, trop fragile et à la merci de l’autre. Quand elle s’aime, elle a le sentiment d’être illégitime, coupable, idiote. Quand elle veut aimer l’autre, elle ne sait pas faire sauf se sacrifier pour qu’il l’aime sans voir les trésors qu’elle a à offrir. Elle ne voit rien de ses forces et faiblesses,elle n’est pas certaine d’avoir quelque chose à échanger contre l’amour : alors elle met des stratégies en place : le sexe, la gentillesse au détriment de ses envies à elle. Elle rencontre souvent des autres qui s’aiment eux, comme pour lui montrer comment faire. Elle les trouve distants, peu enclin à l’amour, le vrai. Elle leur reproche de ne pas s’engager, d’être froids. Est- ce qu’elle voit qu’elle fait pareil ? Qu’elle court après une chimère ? Qu’elle se leurre en pensant être celle qui est romantique, qui veut aimer mais qui tombe mal ? Envisage-t’elle qu’elle soit celle qui fuit toute relation amoureuse soit en trouvant des handicapés du sentiment comme elle, soit en refusant de laisser entrer un autre dans sa bulle. Parce que le défaut d’amour inconditionnel, ça rend peureux, hermétique aux trucs sympas, ça empêche la confiance. Ben oui ! Comment faire confiance à l’autre quand on ne se fait pas confiance en ne s’aimant pas coûte que coûte ?
Y a du boulot pour se pardonner d’avoir raté des occasions magnifiques d’amour !
Y a du boulot pour se pardonner de chercher chez l’autre à ce qu’il donne tout l’amour qu’elle ne sait pas se donner tout en ne dépendant pas
y a du boulot pour accepter d’être aimée sans croire à la dépendance
y a du boulot pour comprendre que les principes énoncés sont là pour rassurer et qu’ils permettent d’avancer un petit pas après l’autre en validant que l’autre est digne de confiance
y a du taf à comprendre qu’elle peut s’aimer autant qu’elle aime l’autre, qu’elle peut s’amouracher d’elle même et être gentille avec elle et prendre soin d’elle comme elle le fait avec les autres !
Ben oui ! Y a du boulot !
Alors, voilà le bilan du jour : avoir un puits sans fond à la place du cœur, c’est être incapable de s’aimer, de se donner du bon, d’être gentille avec soi, de prendre soin de soi sans se maltraiter, se pointer la moindre erreur. C’est aussi aller chercher chez les autres ce que je suis dans l‘impossibilité de me donner : confiance, douceur, tendresse, écoute, conseils gentils pour être plus tolérante avec moi- même… Sauf que , combien même quelqu’un serait en capacité à dénoncer la dureté de mes actes envers moi- même, je le bannis. Exit celui qui ne parle pas tendresse, amour alors que je ne m’en parle pas non plus ! Moi, j’aime totalement l’autre, au point de m’oublier. Je me sacrifie et je lui en veux ensuite de me contraindre à me nier, je lui reproche de ne plus exister et d’oublier mes projets… Évidemment, la plupart des gens voit en moi, une personne forte, courageuse, probablement dure et insensible. D’autres savent que je cache une faille béante mais combien prennent soin de moi … Ils le font sauf que ce n’est jamais assez, vu que j’ai un puits sans fond dans le cœur. Oui, il y a des gens qui m’aiment et je l’oublie volontiers. Je cherche l’autre qui va juste suffisamment insister pour me montrer comment faire ! Celui qui va mettre le pied pour bloquer la porte. Pas pour se substituer à ce que je dois faire pour moi- même, mais pour me montrer le bénéfice de cet amour inconditionnel, ce que je rate en ne m’aimant pas, ce que je nie en ne me voyant pas telle que je suis dans l’ombre comme dans la lumière ! Il est où celui qui va m’aimer inconditionnellement pour me montrer que j’en suis digne ? Je m’engage à m’aimer et à prendre soin de moi sans que cet amour ne soit conditionné à l’autre. J’ai juste besoin d’un témoin pour m’aider à me voir avec des yeux tendres, me reposer sur l’autre pour apprendre à m’aimer. Le boulot , je le ferai mais accompagnée d’un partenaire qui saura me dire stop quand je fuis, quand je me transforme en pitbull pour ne pas regarder le vide…
et, en l’écrivant, je m’autorise à accepter de l’aide, à accepter que je ne suis pas parfaite et que c’est OK, que ce n’est pas grave de savoir mais de rater quand même, et que ce qui compte est de réessayer. Chaque jour, une nouvelle tentative, un pas supplémentaire pour remplir mon puits, même maladroitement. Pas grave de louper ! Je tombe mais je me relève. En passant, j’ai le droit de m’embrasser, de me cajoler après la chute pour mieux re- partir ! Alors, je suis enfin au clair avec le fait que je ne sais pas très bien prendre soin de moi, que je ne me respecte pas encore suffisamment parfois mais que je fais de mon mieux et que je mérite de m’encourager. J’apprends donc et à chaque jour suffit sa peine pour mieux m’aimer. Et cela ne s’oppose pas à ce que je laisse un homme m’aimer, m’accompagner et m’encourager pour me montrer comment m’aimer ! Une personne qui m’aime inconditionnellement pour m’apprendre ! Un homme que je vais aimer aussi inconditionnellement sans me perdre ni me sacrifier.
Parce que , c’est comme tout dans la vie, il n’y a pas de ou … ou mais bien du et… et !
Et la réussite professionnelle et la réussite dans la vie personnelle, amoureuse
Je dessine ce matin, je colorie, j’occupe mon esprit pour qu’il se repose car je sais et sens que je suis épuisée! Rien n’y fait. « Netflixer » à gogo a été un excellent moyen de faire face et d’accepter la dépression, OK ! Merci! Mais il y a autre chose qui , telle une lame de fond, m’use!
Ce matin, rebondissant sur une des nombreuses phrases que mon esprit choppe au passage, je dessine donc en dessin intuitif, mon précieux! Et, même si cela heurte et dézingue une croyance solidement ancrée en moi, mon précieux, ben … c’est moi!
Multiple, tantôt flamboyante et tout autant sombre, la girly et la sorcière, l’intello et la niaise, la crédule et l’hypersensible… le voilà donc mon Précieux!
3 ans que je tourne autour pour savoir qu’est ce qui est bon pour moi, comment m’aimer, communiquer juste, différencier l’ego du cœur… et blablabla… Je ne renie rien et c’est certainement pour cela que, ce matin, épiphanie! OK! J’ai bien dormi (comme rarement!), ça aide à briller!!!
Je me suis donc réveillée avec cette idée de sécurité intérieure (merci Pascale Picavet et sa méditation La sécurité intérieure) et puis, dans un éclair de génie, que j’ai su attraper au vol, une pensée que je refoulais est revenue avec force et insistance.
Pause! Puisque je suis mon précieux, je peux désormais le dire haut et fort, je sais tout!
Ouille, ça tire dans mon Dedans d’oser écrire un truc pareil, mais c’est vrai! Je sais tout de ce qui est bon pour moi, de ce que je voudrais, de ce qui me fera kiffer! Et oui! Comme tous les êtres humains! Y a juste que entre ce que je sais être bon pour moi et ce que j’ai appris, y a un putain de canyon que je mets parfois des mois à franchir.
M’aimer, être mon propre précieux, c’est pas très judéo- chrétien, si?
Alors, entendre et surtout écouter ma petite voix intérieure me dire que je suis la plus importante et que non,malgré ce que je veux me convaincre de penser, en ce moment l’important n’est pas l’autre mais moi, c’est carrément pas fastoche! Et pourtant, elle répète inlassablement le message depuis 6 mois! Et tant que je résiste, je stagne… Parce que , du coup, la vie me présente les écueils liés à la résistance.
Bref! Un truc en moi murmure dans le temps de calme, genre quand je médite, un petit message qui pourrait être celui- ci
– » Ne cherche pas l’amour tant que tu ne t’aimes pas toi- même »
Alors! Le message est subtil en réalité. Car il n’est plus temps pour moi de me couper des autres telle une ermite, mais d’explorer de nouveaux horizons en m’ouvrant au monde en mode « guerrier au repos ». Pas besoin d’en faire des caisses, juste être avec moi- même, sécure et amoureuse de toutes les parties de moi, celles qui brillent et celles qui font la gueule. Partir découvrir l’extérieur forte de la confiance en tout ce que j’ai découvert sur moi. Porter un regard tendre sur le Dehors et surtout être sereine car dans mon Dedans, je suis rassurée, j’ai mon trésor en bandoulière!
Le reste viendra…
Il serait une fois… l’histoire d’une quinqua , effrayée d’être seule parce que , quelque part dans sa tête, elle a appris que être célibataire, c’était une défaite, un manque, la preuve d’un défaut en elle. Mais, comme elle est pas mal courageuse (et qu’elle y est poussée), elle est allée explorer son Dedans et apparemment, comme le bouchon de champagne sous la pression, après un divorce, une dépression, des rencontres et des ruptures, ses enfants qui grandissent et partent, des abandons et des fuites, elle comprend enfin que sa fatigue est de se battre contre elle- même en refusant de s’aimer, d’être son Précieux! Elle mesure enfin que faire et s’agiter partout, OK mais qu’il y a un temps pour tout dont celui de laisser en friche, de reposer la guerrière pour écouter ce qui vient et ce qui a envie de germer.
Bon! Je ne sais plus où j’en suis… Ah! Oui! Je suis mon précieux. Tant que je prends soin de moi, tout va bien. Je peux être en lien, je peux aimer, je peux créer, je peux rire, je peux explorer, je peux m’aventurer ailleurs!
Je suis mon PRÉCIEUX… Je me dépose et me repose dans la quiétude,
Je dessine, j’attends l’inspiration,
Je surfe sur les kiffes,
Il n’est pas temps de m’élancer à l’assaut du monde, d’explorer,
Je savoure ce que je découvre et me roule Dedans,
Je marmotte, je tricote, je cuisine, je médite…
Je pressens qu’une fois acceptée, la réalité est vite digérée, c’est la refuser qui épuise,
Penser moins et soudain, cette vague de fond balaie … l’ennui!
Parfois les mots reviennent à ma mémoire longtemps après avoir été déposés et éclairent d’une actualité saisissante mon présent. Voici donc un texte datant de cet été en amuse- bouche de Mon précieux!
Il serait une fois une femme, pas jeune, pas vieille. Une femme un peu perdue entre son ventre et sa tête. C’est pas qu’elle soit idiote mais elle a bien du mal à faire du tri. Pourquoi? Pourquoi faire le tri? Pourquoi ne pas y arriver? … à faire le tri?
Il serait une fois une reine, de celle qui ont un cœur énorme et pas assez de mots pour les exprimer. Non! Cette reine s’est habituée à se rabougrir pour ne pas dire tout. Emberlificotée dans ce qu’elle croit qui est gênant. Alors elle ne dit pas. Elle est devenue servante servile, efficace domestique au service des autres. Elle écoute. Elle observe. Elle vit recluse. Elle a perdu de sa superbe mais elle l’est. Superbe!
Il serait une fois une gamine joyeuse, rigolarde qui danse sur les tables, qui rit fort. Y a un truc qu’elle ne s’explique pas et peu à peu elle se tait. Elle fait mais elle ne dit pas. Elle ne dit pas ce qui remue en elle, ce qui voudrait crier, rire. Elle danse , elle discipline son corps mais ne s’amuse plus. Elle parle mais ne dit pas. Même qu’un jour, elle arrête de manger. Tant qu’à disparaître!
Il serait une fois une femme à la conquête d’elle- même. Une femme trop. Un petit bout de femme qui a peur de prendre de la place, de prendre sa place. Elle ne sait plus ce dont elle a envie, ni besoin. Elle se terre.
Il serait une fois, Moi, toutes ces femme, reine, gamine et j’en ai marre d’avoir peur, d’être terrorisée. J’en ai marre de me faire chier, de m’ennuyer, de trouver la vie merdique, triste et inintéressante. J’en ai marre d’en avoir marre! Marre d’attendre que l’autre prenne ma main et me donne une place.
Alors, il serait une fois, une Moi qui dessine sur les murs, va ramasser des pommes de pin, va danser au bord de la mer pour le plaisir de sentir son corps en mouvement.
Il serait une Moi, sans peurs, détachée de la peur d’être, d’être abandonnée, rejetée, trahie.
Je n’y suis pas encore mais sans relâche, je chemine…
ATTENTION! Ce texte date un peu mais est essentiel dans mon cheminement… Car, même si c’est mieux en le disant, c’est pas parce que je me le dis que je l’entends!
Je vous préviens ce texte est un peu long…
Il n’y a quelques temps, j’ai animé un stage de clown. Immersion rigolarde, jouissive et nourrissante: je suis à chaque fois à ma place, je le sais, je vis intensément!
En situation, je ne réfléchis pas, je suis toute à mon observation des invisibles qui se dévoilent dans les gestes et paroles des clowns. Parfois, un-e observateur-trice observe la totalité du tableau, moi comprise.
A l’affirmation, « tu fais du développement personnel, en fait! « , je ne sais quoi dire. Je n’aime pas ce terme, je lui préfère l’écologie intérieure.
A l’affirmation, « tu es une thérapeute! », je sens en moi la peur, le blocage, la résistance. Je m' »indigne » … « Non, non, je ne suis pas formée pour cela, j’accompagne juste les autres pour qu’ils se comprennent ! »
« Ben, c’est un thérapeute qui fait ça, non? »
Arghhh! J’y suis … Je tortille des fesses depuis un an pour trouver ma place, dire sans dire… Faire ce que je sens être juste pour moi sans m’exposer au monde, succombant trop souvent au sentiment d’illégitimité!
Bref! Tout bonnement, faire ce que j’ai toujours fait intuitivement en ME l’avouant! (d’où la rubrique c’est mieux en le disant!) Oui, car, que je ne m’y trompe pas, depuis toutes ces années, il n’y a que moi qui n’ait pas vu que j’officiais plus en thérapeute qu’en comédienne. Aujourd’hui, mon chemin est de prendre conscience de ma légende personnelle!
Oui, je l’ai toujours été, « Thérapeute », mais le mot ne me convient pas car il sous- entend un truc du genre dysfonctionnement (pas de jugement, merci!!) …Je n’y crois pas! Nous sommes ce que nous sommes: magnifiques et parfaits et … bien pollués par ce que nous croyons vrai, par ce qui nous a été dit, que nous avons entendu de nous et du monde. Il y a aussi tout ce qui nous fait peur en lien avec ce qui précède! Le bien , le mal, le gentil, le méchant, l’égoïste, l’altruiste, … Autant de termes qui, accolés, semblent s’opposer! Ils sont tous NOUS. (Ne sommes- nous pas tous convaincus qu’à l’intérieur de nous il y a des trucs jolis et des moches??)
Bref! Il s’agit donc d’observer mon Écologie Intérieure pour accueillir, faire éclore le JE (l’intrapersonnel dans le monde pro!). Parce que je sais quelle fleur je suis, je vis mieux dans le jardin. Je suis ce que je suis et je comprends que je suis nécessaire au monde. Je trouve ma place! (l’interpersonnel).
Je me désigne comme FACILITATRICE DE POSSIBLES!?
Késako??? Rapport au tortillement cité ci-dessus (faut suivre, hein!!!), J’accompagne ceux qui viennent à moi pour observer qui ils sont Dedans pour mieux être avec eux- mêmes et avec les autres! C’est mon petit boulot perso (Balance, ascendant Sagittaire, Lune en Cancer) : rester connectée à ce que je suis, à mes besoins sans sacrifice à l’autel des émotions des autres, être pleinement moi en équilibre dans le monde sans torture et tiraillement intérieurs (arghhhhh! ). J’explore et nettoie les trucs qui râlent et je vous accompagne sur votre chemin…
Je travaille en collectif sur tous les archétypes qui nous traversent collectivement et individuellement, financiers, féminins et masculins… Je n’ai aucune solution prête à l’emploi mais je « jardine » avec vous, votre écosystème pour que vous soyez plus heureux. Vos choix sont dès lors, plus simples, votre vie plus joyeuse et vous êtes plus VOUS!
Je travaille avec des outils artistiques et créatifs. Ils stimulent votre créativité (CQFD!), votre regard pour vous permettre d’imaginer votre jardin, de vous voir vraiment…
Le clown de théâtre, le Cl’Houn enchanteur (clown thérapie), la Poésie du corps, l’écriture, l’expression spontanée, les outils de spiritualité, tout est bon! OSEZ !
Ce que je découvre de moi me permet d’être mieux avec les autres, de cocréer, de collaborer, de coopérer (intelligence émotionnelle, collective, gouvernance partagée…)…
Je suis facilitatrice car « je sais que je ne sais pas » mais que je cherche tous azimuts et que je suis une pédagogue alchimiste géniale! (Rouhhhhh, ça fait bizarre d’oser écrire ça !!! Mais c’est vrai et c’est mieux en le disant!)
Parfois, j’ai du mal à voir l’évidence et merci, merci aux personnes bienveillantes qui me croisent de me dire ce qu’elles observent en moi!
ET vous? C’est quoi qui gueule dans votre Dedans? C’est quoi qui aimerait que vous l’écoutiez, cette petite voix si insistante? C’est quoi qui vous fait frissonner de peur ou de plaisir?
Samedi 16 septembre, Mezig s’est invitée à nouveau dans ma vie, avec ses sous- personnalités qui jaillissent et se foutent sur la gueule « à l’insu de son plein gré » ! Et, ma foi, c’est bien vrai que l’Ego, grand manitou, ordonnateur des croyances et autres machins rigides, le Juge intérieur qui crache sur tout au prétexte d’aller de l’avant et de ne pas se contenter de peu sont les parts de moi si sérieuses qu’elles m’ont longtemps sclérosées et placées dans des situations intenables, dans des rôles douloureux et pour moi et pour les autres!
Bref! J’en ai fait un spectacle, Mezig, mais c’est carrément vrai que « les gens qui ne rient pas ne sont pas sérieux »! Parce que déblayer, nettoyer « devant sa porte » n’est certes pas confortable, pour autant il est possible de dédramatiser, de rire aussi de ce que je suis quand je m’écoute, que je me raconte des conneries et que surtout que je me complais dans une victimisation aussi pratique qu’infantilisante… Je dis ça et je sais que chaque étape est importante !
Bref! Rendons nous heureux en nous affranchissant des trucs qui nous emprisonnent! Peu importe le moyen mais en rigolant, en pouffant, en ne prenant rien au sérieux pour la vie soit fun! Et c’est possible… Retrouver le plaisir enfantin de suivre un cours de danse, de se tromper, de refaire, de partager et de sentir mon corps en mouvement sans mon mental qui veut tout diriger, RIRE… Sauter et brailler au concert des Cartoon machines , RIRE ! Savourer la dernière plage, aller et retour vers l’eau en hésitant, RIRE!
Et vous, riez- vous assez pour être sérieux?
Le Juge, à gauche! qui assassine Mezig à la fin. Ben oui ! Comment évoluer, se dépasser, être la « première de cordée » si Mezig est satisfaite de sa prestation?
L’ego, à droite, qui s’insurge sur le bordel organisé, qui impose sa dictature pour mieux pérenniser un système obsolète et moribond!
Je le reconnais volontiers, j’oublie trop souvent de rire! C’est pas que je ne veuille pas le faire mais je n’y pense pas, toute accaparée que je suis à faire… des trucs et des machins pas toujours importants ni essentiels.
C’est un peu comme le truc de faire des « arrêts » pour ventiler le cerveau, méditer ou juste rien faire et observer soi et le monde.
Rire, c’est finalement une écologie intérieure pour dédramatiser et décrocher de ce qui semble si énorme, si vital, là tout de suite, en urgence!
Danser librement, clowner, c’est se laisser de l’espace pour voir Dedans et enfin être attentif à son essentiel!
Et vous? Vous faîtes quoi pour cultiver votre bien -être?