
Ce matin, 31 décembre 2023, je fais peau neuve, je mue alors je dépose ici tous les textes non publiés pour qu’ils ne me collent pas aux basques dans la nouvelle année ! J’ai décidé qu’elle serait magique, authentique et dynamique! Oui, je sais , ça fait beaucoup de « ique » mais il n’y a aucun tique ni hic!
Je vous invite donc à lire avec parcimonie mes petits cailloux cachés de 2021-2022 et 2023!
Je me roule ainsi dans l’impudeur, l’impudence ? , l’indécence? …
J’espère mon 2024 aussi effronté, audacieux et hardi…
Une rencontre

06/12/2021
Il y a des rencontres qui débutent pas super bien… en face de moi, j’ai ,me semble-t’il un morceau de femme en résistance, qui refuse, qui freine… je ne force pas mais suis en sécurité dans mes connaissances, dans mes croyances, que « moi! Je sais et quand tu seras prête, je te transmettrais! »
Et puis, cette femme, face à moi, est de plus en plus précise dans sa demande, elle sait ce qu’elle cherche, pas vraiment mais finalement suffisamment pour que, moi, je recule. Non, je ne recule pas, je lui refile le bébé, la patate chaude en lui disant que ce n’est peut- être pas le moment pour travailler ensemble et qu’elle devrait expérimenter autre chose , comme un palier…
En vrai, c’est vrai! Mais pas seulement! En fait je me suis défilée, acculée dans mes retranchements, à vouloir utiliser sans sourciller une méthode et en oublier l’autre en face de moi. De mes assurances de thérapeute en herbe, le titre ronfle agréablement à mes oreilles, j’en oublie la véritable motivation, aider! Alors, ce bout de femme, dans sa recherche et dans sa détermination éperdues m’a permis de mesurer combien j’étais raide, combien l’adaptation me faisait peur et si j’ai un peu repoussé, je me félicite le lendemain d’avoir pris contact avec elle pour lui proposer de laisser un peu de temps et de nous revoir… Car, oui, lâcher- prise c’est cela, c’est écouter l’intuition et faire avec ce qui vient!
Ces belles phrases prennent un nouveau sens… Se faire confiance c’est donc aussi aller là où je ne sais pas! C’est aussi dire à l’autre, « je ne sais pas », afficher sa vulnérabilité pour pouvoir changer…
Alors, méfiance sur les jugements à l’emporte- pièce, sur les certitudes sur soi, merci les personnes qui agacent, grattent et interrogent pour mieux me ramener sur le bon chemin!
Merci!
Quand je tilte… enfin!

21/05/2022
Ce matin, je footine, je fais ce que j’ai à faire, je yogue (du verbe faire du yoga!) et paf! Explosion de compréhension!
La vie me présente les personnes miroirs ! Kèceàdire? Dans un grand clin d’œil faussement violent, cette coquine me présente à vitesse Grand V ce que j’ai été pour voir, vu de l’autre côté ce que ça fait… vous voyez le truc?
Exemple: je harcèle un homme rencontré sur un site, ne comprenant pas pourquoi il ne répond pas à mes sms… Je me morfonds, je pleure, j’attends devant le téléphone, je réfléchis, j’essaie de changer… Vlan! Quelques mois après, je rencontre un gars qui me pose plein de questions, me relance, en un mot comme en cent, m’étouffe… J’ai, pour ma part la courtoisie de répondre, mais je me sens oppressée au niveau du cœur! Je sais derechef que la vie, mignonne, va!, me teste pour savoir si 1/ je vois ce que ça fait d’être harcelée par une personne qui semble s’accrocher tel un boulet, 2/ quand on n’a pas envie, on se sent harcelé…Parce qu’en vrai, c’est fou comme, quand tout roule dans une relation, y a pas de questions sur le « trop » ou « pas assez »! C’est. Un point, c’est tout!
Tout ça pour raconter que , en ce moment, la vie me teste sur « suis- je capable de dire NON? » et « suis- je capable d’écouter mon émotion? »
Vaste sujet mais comme je me soigne, aujourd’hui, j’ai dit mon besoin d’espace, de temps, de liberté, et j’assume! Si l’homme reste trop invasif, je ferais ce qu’il se doit!
Merci la vie pour mes étapes d’apprentissage:
j’expérimente en faisant la boulette, je ne comprends pas ce qui se passe,
éventuellement, je suis un peu victime, histoire de… (ça fait quand même du bien et j’ai le droit si ça ne dure pas),
je réfléchis et je crois comprendre, j’en tire des principes et des positionnements seule, en ermite, (c’est plus facile… quoique!)
Je rencontre des gens qui font la même boulette, je comprends ce que ça fait d’être en face, j’apprends à écouter mes besoins et à dire stop, j’apprends à détecter en moi le retour de la boulette avant même de la faire et je sens l’autre quand il va en faire une avec moi, parce que ça résonne avec mon truc… en plumes!
C’est simple … mais c’est pas facile!
Et vous? Êtes vous toujours capable de dire Stop? De dire Non?
PS: j’aime bien avoir des principes que j’aime encore plus transgressés… ce sera le prétexte à un petit caillou dans …
Du plaisir…

30/07/2022
Femme parfaitement imparfaite cherche partenaire pour amour réciproque, rigolade, partage.
Un peu résumée mais voilà une autre aspiration dans ma vie, pas nouvelle mais un brin envahissante.
J’ai la sensation d’écumer les sites de rencontre alors que les copines ont trouvé chaussure à leur pied ! Comme je m’aime mieux (si si ! Vraiment mieux!) je refuse de penser qu’il y a un truc qui cloche chez moi. C’est certain, je gagne à être connue et tant pis pour ceux qui ne creusent pas sous les quelques lignes échangées et qui sont souvent de ma part, déconcertantes d’intellect peu propice à la rencontre. Peut- être est- ce bien ? Il n’y a pas d’erreur sur la marchandise ! D’un côté comme de l’autre, nous savons à quoi nous attendre. Pour ma part, les fautes d’orthographe sont rédhibitoires, j’aime l’humour, le vocabulaire érudit et la syntaxe respectée. Rédiger des phrases, réfléchir au contenu me semblent un minimum même (ou surtout) pour trouver l’amour !
Peu importe tout cela ! Mon propos est ailleurs : alors que je cherche, pense avoir trouvé mais il n’est pas prêt, j’entretiens une relation sans aucun échange intellectuel, aucune perspective de lien autre que charnel avec un homme incompréhensible pour moi. Cet homme est parfait puisqu’il est Lui comme je suis parfaite telle que je suis !
Peu importe cette philosophie de magasine, ce qui m’interroge c’est ma capacité à passer outre tous mes principes pour entretenir une relation basée uniquement sur le sexe ! Jamais je n’aurais pu m’imaginer fouler ainsi mes propres limites. Je dézingue et m’affranchis d’un amoncellement de représentations que j’ai trop longtemps cautionnées, sexistes, nauséabondes, restrictives, venues de la société, de mon éducation, de ce que je croyais devoir être. Quand je le rejoins, je n’ai pas de cerveau, j’ai un corps uniquement dédié au … plaisir !
Ne rien attendre, ne rien vouloir, juste être là ! Parce que je le choisis, parce que j’en ai envie. M’interroger vraiment si oui ou non j’ai envie ! J’expérimente l’autonomie, si si ! Être responsable de mes envies, apprendre à dire oui ou non sans me sacrifier, écouter mon corps.
Affranchie du bien ou du mal, vivre dans la chair et ressentir, c’est laisser pour un temps le tout mental et l’introspection. C’est aussi ça l’écologie intérieure, nettoyer coûte que coûte ce qui empêche de grandir et d’être heureuse dans ma vie, tester en vrai et VIVRE !
La voilà, ma grande conquête du moment : le plaisir !
Ça tombe bien, je bosse aussi la patience ! Je vais bientôt être fin prête pour l’Amour ?
Et vous ? Comment résonne le plaisir ? Le sexe ?
Lister mes rêves

04/08/2022
J’aime beaucoup tiré les cartes d’oracle et hier, j’ai eu cette question « quels sont vos rêves ? »
C’est en écrivant ici que je vais tenter de répondre… Je dis tenter car une journée et une nuit après je n’ai pas bondi sur l’occasion de déverser toutes mes aspirations joyeuses.
Pourquoi donc ?
Parce que faire face aux aléas de la vie, se sortir d’impasses amoureuses, relationnelles, financières, éviter mes peurs, « prendre le temps de » , agir, respecter ou abolir mes diktats, ce n’est pas rêver !
Ce ne sont pas des rêves ! Non ! Je me suis probablement illusionnée en croisant tous les doigts de mon corps pour qu’il advienne ceci ou cela mais c’était de la réparation à la petite semaine de galères ponctuelles (et loin de moi l’idée de les minimiser, les bougres) ! Des épines dans le pied qui m’ont souvent fait perdre le fil de mes rêves. A tel point que face à cette carte, innocemment tirée du paquet, j’en reste pantoise !
Quels peuvent bien être mes rêves ? A moi, Virginie, femme blanche européenne de 51 ans ?
Matériellement, j’ai tout ce qu’il me faut. Je vise plutôt la décroissance, ça va merci !
Financièrement, je serre les fesses parfois mais, ça va merci !
Niveau santé, ça va merci ! (là je croise tous les orteils à nouveau, à 51 ans, tout part très vite en sucette, non?)
Mes enfants, ma famille proche va bien, merci !
Mes amours, c’est pas terrible, voir inexistant mais j’y crois encore, alors, merci, ça va !
Le sexe, ça va merci ! Oui, avec le temps, je distingue amour et sexe, j’y reviendrai !
Alors ? Quels ont mes rêves ?
Peut- être se logent- ils ailleurs que dans le matériel, dans le « tout venant » ?
Doivent- ils être exaucés ou se doivent- ils juste d’exister ?
Tandis que j’ai visualisé que ma vie est top et que je suis heureuse, je pourrais vite conclure à l’inopportunité des rêves. Mais non ! Non ! Je sens que ce sont eux qui m’animent en sous- main pour me lever le matin, sortir de ma zone de confort, entreprendre de comprendre ce qui se passe en moi, bref, vivre ! Ce sont eux mes mentors , les boosters invisibles ou oubliés qui tirent les ficelles. Il ne me reste plus qu’à les lister. Quel mot moche pour de si jolis papillons ! Car les rêves sont des chenilles qui ont besoin de grandir pour éclore au grand jour. Réalisés, ils s’envolent laissant la place à d’autres…
Il est temps pour moi de rêver à nouveau.
Et vous ? Quels sont vos rêves ? Savez- vous où ils sont et qui ils sont ?
PS : j’ai lu un article passionnant qui expliquait que la puissance des femmes est dans leur sexe et celle des hommes dans leur cœur. On ne nous aurait pas vendu l’inverse depuis un moment ? Ça m‘arrange vachement ! Je suis hyper puissante, ahahahaha !
1.2.3 Soleil

06/08/2022
1,2,3 soleil ! Je m’arrête, me fige pour m’observer.
Faire l’état des lieux, là, ici et maintenant !
Quel est donc ce besoin de commander des livres alors que je ne lis pas en ce moment ? Pour acheter ma conscience ? J’ai lu qu’il fallait connaître la maison d’édition avant de leur envoyer un manuscrit ! Brave fille, je vais lire ! Brave fille, je ne vais pas lire mais faire comme si pour me rendre plus légitime ? Sauf que ce n’était pas le projet ! NON, mon envie à moi n’est pas de lire les autres, mais d’envoyer mon manuscrit pour être éditée… Alors ? C’est quoi le hic ?
1,2,3, soleil ! Je stoppe tout à l’extérieur et j’écoute mon Dedans : pour quoi vouloir calculer le coût réel de ma maison ? Pour justifier d’en partir ? J’ai envie de bouger… vers où ? Pourquoi ? On s’en fout le pourquoi sauf que … Et finalement, comment calculer ce qu’elle m’apporte ? Partir, vendre, aller voir ailleurs si j’y suis, tout plaquer pour renaître ? Quitter une ville dont j’ai fait le tour ? Explorer de nouveaux horizons ? C’est quoi le hic ?
1,2,3, soleil ! Je me fige pour entendre l’intérieur qui parle. Mon âme, mon enfant intérieur, Petite Nine qui aimerait bien plus de fantaisie. Quoi ? Encore plus ? Ben oui, une fantaisie pas raisonnable ! Stop de légitimer de partir, stop de tourner les chiffres avant de faire ou pas, stop de penser avant d’agir… Faire à l’envie, sur un coup de tête… Oui mais je suis une adulte, j’ai des responsabilités… Pourquoi cette fillette se manifeste ? Pourquoi quoi ? C’est quoi le hic ?
1,2,3, soleil ! C’est quoi le hic ?
J’ai peur…
Les bosses du tapis…

27/08/2022
Vivre des moments forts quand je suis en plein éveil spirituel, ça fait bizarre ! Ben oui ! La phrase est idiote mais c’est un peu ce que je ressens aujourd’hui ! Depuis un moment je travaille intensément à comprendre mon fonctionnement. Je m’observe attentivement et essaie de dézinguer les attitudes ou situations déplaisantes pour moi. Je regarde mon nombril pour savoir ce qui me met en colère, me fait peur, me hérisse les poils, me compresse les mâchoires… Bon ! Tu as compris ! D’aucun diront que c’est égocentrique à mort, d’autres (dont je suis) trouvent salutaire cet état des lieux qui m’a tout de même permis d’arrêter de penser que le monde s’acharnait sur moi à la moindre occasion !
Bref ! De mantras en injonctions, les uns piochés chez Jung ou autres « penseurs de la pensée », les autres dans les magasines de développement personnel qui font légion, je navigue pour me construire une vie « plaisante ». Et, je reconnais que cela fonctionne plutôt bien ! Je vois votre œil goguenard. Oui, je rate aussi. Néanmoins, je te réponds avec cette phrase magnifique, « si je réussis, j’apprends, si je rate, j’apprends ». Tu remarques ici l’approximation de la formule et que le nom de celui qui dit cette vérité totale et impeccable n’est pas mentionné car j’ai la flegme de me lever pour lire le magnet sur mon frigo.
Bref ! Aujourd’hui, je me lève après quelques jours intenses en émotions, découvertes sur moi et possibles révélés. J’ai croisé des gens merveilleux d’authenticité et ce matin, je m’agace ! Ben oui ! Parce que cette intensité est déjà retombée comme un soufflet, que déjà la réalité du quotidien a tout enseveli sous son ombre grisâtre. Les contrariétés ont refait surface plus vite que « la petite vérole sur le bas clergé » (spéciale dédicace à mon Titou bien aimé! Et pour les plus jeunes, débrouillez vous pour comprendre!) lissant de manière implacable ce que j’ai vécu. Pour un peu, je pourrais oublier cette folle émulation de me sentir vivante en expérimentant des situations d’une profonde humanité. En écrivant ces mots, je me reconnecte aux moments précieux , je n’oublie rien. Mon inventaire se fait donc telle une résistance au tourbillon de la banalité du quotidien. C’est un véritable effort de résister à la tentation de lisser les évènements de ma vie pour faciliter la digestion. D’habitude, comme tout un chacun, l’envie est grande de glisser sous le tapis les trucs désagréables alors que je sais que cela va me péter à la gueule un jour ou l’autre. Ben oui ! Mais ce sont des trucs inconfortables alors j’ai le droit ! Sauf qu’en développement personnel, on apprend à plonger dans le caca pour le nettoyer car sous le tapis, ça pue toujours et ça fait des bosses un peu casse- gueules ! Alors, j’analyse, je regarde dans le fond des yeux les inconforts pour les alchimiser en facettes joyeuses (pour ceux qui me connaissent, je clowne pour dédramatiser et accepter les machins « relouds »…)
Mais qu’en est- il des moments heureux, puissants, énergisants ? La tentation est grande de les sous évaluer aussi, de les minimiser et bim, la voilà, la vie morne et terne évoquée au début du texte.
Oui ! J’entends déjà les chantres de la gratitude. Je sais comme remercier pour ce qui est en stoppant le mental qui veut toujours plus, est puissant et salvateur. Merci ! N’empêche ! C’est un sacré effort de volonté de se remémorer les bons moments comme les mauvais pour se sentir vivante et non anesthésiée par la pensée unique et étouffante de la bienveillance, tempérance et autre truc rance ! Ne pas se moquer, ne pas jouir, ne pas gâcher, ne pas bugger, ne pas râler quand j’ai envie de faire une pause et savourer alors que le quotidien me rattrape… Ce matin, j’ai le sentiment de vivre une vie aseptisée malgré tous mes efforts pour mettre ma présence dans chaque chose. Une réalité inconfortable m’explose au visage : à vivre sans conscience, je suis un petit bouchon qui subit sa vie dans l’océan du monde et quand je choisis de regarder les choses en face, j’apprends à observer ce qui crie en moi et soudain la vie est certes moins en tension mais plus lisse. Je sais ! Mon extrémisme me pousse à osciller de l’un à l’autre. Mon chemin est de trouver l’équilibre mais quand même , il y a de quoi s’agacer, non ? Tout va trop vite. Tout devient flou et homogène. La magie n’opère plus et les instants agréables ou non s’enchaînent sans contrastes. N’est ce pas l’apanage de l’être humain de ne retenir que l’inconfort pour mieux s’en délivrer ? J’entends déjà les sirènes du travail sur soi qui me susurrent que je suis la seule maître à bord et qu’il ne tient qu’à moi de fixer mon attention sur les bons moments, de construire du relief dans mon tapis (tu suis?) avec les beaux moments vécus !
Zut ! Me re- voilà à la même conclusion que d’habitude. Tout est question de conscience !
Et toi ? As tu la sensation de ne pas réussir à conserver les petits bonheurs ? D’être dans une roue de hamster à la poursuite de rêves qui se réalisent sans les voir ? Ton tapis est plat ou a-t’il des bosses ?
Avancer lentement mais sûrement
15/10/2022
J’écris quand l’envie me prend et j’entasse les textes. Je relis peu mais aujourd’hui, en toute logique, j’ai besoin de solder quelque chose. Alors je poste ce jour, une série de textes dont les premiers datent du printemps. C’est un long processus que de changer son Dedans! La preuve…
Lâcher- prise ?

15/10/2022
Ce matin, furieuse envie de dégueuler! Une sorte de trop plein! Ben oui, c’est le principe!
Y en a marre, ras le bol, ras la casquette! Basta! Ça suffit! Je jette l’éponge!
Eh oui, je fais une pause de tout questionnement sur mon Dedans, plus d’interrogation sur le mode « et si…? » ou « est ce mon cœur ou mon mental qui parle? » Je suis fatiguée, je me laisse porter, c’est décidé!
Évidemment, en l’écrivant, mon cerveau se crispe et ricane!
J’ai entendu que lâcher- prise serait que je me dise, « j’ai fait le boulot, maintenant je ne sais plus quoi faire d’autres (pour lever les résistances, peurs…) alors je m’en remets à la vie » et ben voilà, je lâche prise!
Pas facile pour la contrôlante que je suis mais cette fois, c’est trop et surtout, je me refuse à revenir sur mes pas! Depuis quelques jours, j’ai décidé de ne penser qu’à moi, à écouter mes besoins. Au-delà de l’aspect simpliste qui ferait penser que je suis dans une phase narcissique aiguë, cette nouvelle thérapie auto proclamée m’enseigne de savoir dire NON, de cesser tout sacrifice qui génère colère, insatisfaction et victimisation.
Ben oui! Si je suis fidèle à mes envies, besoins ou tout bidule du genre, de facto, je suis susceptible de changer d’avis, de refuser alors que j’avais dit d’accord… Waouh! Mais qui suis- je? Et sans me justifier de surcroit? Encore mieux!
Ben oui! Si je m’écoute, vraiment et que je prends la responsabilité de mes besoins (ça existe les synonymes pour alléger mais ce mot est le meilleur! Désolée!) , ben je ne me sacrifie plus pour faire plaisir, ou croire que je vais faire plaisir et du coup, attention c’est magique! Je n’ai plus besoin d’en vouloir à l’autre de me faire faire un truc qui me saoule… Tu suis? J’explique: c’est moche, je l’avoue mais j’ai souvent fait des choses croyant faire plaisir à l’autre (qui , souvent, ne m’avait rien demandé ou aurait très bien accepté un refus de ma part) et ensuite, embourbée, je lui en ai beaucoup voulu! J’ai roumégué, soupiré, rien n’allait! A l’époque (pas si lointaine, tu l’as compris!?), j’en voulais à l’autre de mon incapacité à me choisir moi, à me respecter : j’étais ma victime et mon propre bourreau. Pas confortable, je tombais à bras raccourci sur l’autre… C’est plus facile! Sauf qu’un jour, il est bien de grandir!
C’est quoi le lien avec le début du texte et le vomi?
Comme à son habitude, la vie me présente des situations qui interrogent ce nouveau positionnement, histoire de vérifier si j’ai compris. J’ai mon libre- arbitre. J’ai le droit de me tromper, de changer d’avis, vu que l’important est d’avancer. Peu importe le choix, c’est toujours le meilleur, il a le mérite de faire bouger les lignes! Sauf que j’en ai marre, alors c’est décidé, je campe sur ma volonté de n’écouter que mes besoins (encore eux!!!), je n’anticipe pas ce qui pourrait advenir, je me laisse porter. Je lâche prise…
Et vous? Sur quoi auriez- vous besoin de lâcher prise? Le faites- vous?
Crache ta Valda

22/12/2022
Aujourd’hui, j’ai craché ma Valda. Je veux dire ma colère ! J’ai vomi ma haine qui m’étouffait. Apparemment, je me baladais, rongée depuis un moment. J’ai donc vomi de la bile, j’ai laissé mon corps m’embarquer pour faire taire le mental qui m’a endormie 4 ans durant. C’est en dégueulant que j’ai compris que je n’ai pas réagi quand l’ex m’a quittée. J’ai paré au vital, au nécessaire, à l’économique et après le chagrin, j’ai continué … La colère ? Pour quoi faire ? J’ai cru faire le deuil , j’ai oublié la partie rébellion…
Faut croire que ce solstice et la 13 ème Lune me poussent à aller me confronter au sombre et finalement j’ai fait amie- amie avec ce qui m’oppressait, m’a contrainte à la peur d’à peu près tout et m’a posé des limites. Mon corps s’est progressivement bloqué : les hanches douloureuses, le bassin figé, les chevilles coincées… j’en passe ! Et ce n’est pas que l’âge ! Et non ! Quand le mental règne en maître, le corps est l’unique moyen de savoir ce qui se passe réellement à l’intérieur. Rendre visible l’invisible !
Plusieurs jours que je ne vais pas bien, ! Plusieurs mois que je suis triste, désœuvrée, incapable d’aller de l’avant ! Une relation défectueuse, un nouvel abandon et j’ai stoppé. Je ne m’en suis évidemment pas aperçue, persuadée par ce filou d’ego que j’avais une totale maîtrise sur ma vie, qu’éventuellement j’étais un peu dépressive ! Alors me voilà, entre deux, dans la zone putride de confort à attendre qu’il revienne, que je puisse à nouveau y croire. Merci mon corps de te blesser pour un rien. C’était le signal pour comprendre que plus rien n’allait !
Aujourd’hui, j’ai vomi ma colère de l’abandon, de l’humiliation, de la parole donnée et reprise. J’ai craché la douleur qui m’empêchait de respirer pleinement, de respirer… Merde ! Une douleur effroyable a comprimé mon sternum, impossible d’ouvrir mon cœur… J’ai vomi, je me suis repliée sur moi, j’ai peint mon visage et j’ai mis un manteau en cuir noir, j’ai dansé… J’ai été guerrière, forte et puissante et j’ai éructé un souffle rauque, celui de la colère.
La furieuse quand elle n’est pas évacuée, suscite les peurs qui enferment dans des limites en apparence sécures mais qui à leur tour alimentent la colère… Il faut croire qu’un truc a pété… enfin ! Merci !
J’ai dansé, j’ai écrit ma puissance, j’ai accepté ma peine, mon Ire Reine ! J’ai accueilli et reconnu mon amie, ma fidèle, ma sauveuse ! Bienvenue ! C’est OK qu’elle soit dans ma vie et j’ai le droit.
Après, j’ai marché sur mon chemin. A nouveau en route…
Et vous ? Avez- vous déjà été à l’arrêt, dans un entre-deux nauséabond qui vous empêchait de vivre pleinement votre vie ?
