
Merci Annie pour ce gimmick si évocateur! Je ne suis pas certaine que tu l’aies dit dans le même sens que moi mais peu importe…
Alors voilà! C’est début août, lendemain de pleine lune et je me remets devant l’ordi. Depuis mi- juillet, je ne fais rien ou presque. Pas l’énergie, pas l’idée et surtout pas envie (donc pas idée) . En mai, j’ai enfin accepté de voir la réalité « les yeux dans les yeux »: je n’allais pas bien et seule je ne m’en sortirais pas ». Psy, sophro, je sors l’attirail de combat. A l’époque, je ne perçois pas que jouer le triptyque Mezig fait partie intégrante de la thérapie.
Bref! plusieurs séances plus tard, je réussis à observer mes conditionnements, mes réactions nocives. Je leur cède parfois, j’en ris souvent.
J’ai appris à prendre de la distance, le temps juste de recul pour OBSERVER les réponses aux évènements qui me semblaient « normales et évidentes ». Il parait que c’est cela la pleine conscience! Ok…
Ce travail introspectif est douloureux, long et surtout inconfortable. Tellement inconfortable! Je comprends mieux l’expression « aller voir ses ombres ». J’y étais prête . Voir mes croyances limitantes (ouais, je sais, c’est l’expression à la mode mais au moins ça parle à tout le monde!) m’ a permis d’accepter d’être vulnérable, pas parfaite, que le temps ne compte pas, de m’aimer un peu plus (même vachement plus!), de saluer mon courage et ma force en en ayant conscience et non en me barricadant derrière pour éloigner les joies et les tristesses. Une carapace, ça protège et ça emmure!
Bref! Pourquoi le titre alors? Ben, parce que tout ça me met K.O. Plus rien ne se passe à l’exception d’une furieuse envie de nettoyer, vider ma maison. Alors je ne fais et pense presque rien. Je flotte dans un espace inconnu où la volonté de faire n’est plus. Je ne sais plus rien . Aucune certitude, ni aucun doute. Juste moi au centre de ma vie qui attend que l’énergie revienne avec l’envie. C’est un truc incroyable pour celle qui érigeait le « faire » comme loi antidépressive, qui se présentait comme une guerrière pour refouler les émotions. Bon! Y a des rechutes… évidemment!
Peut- être que j’en ai fini avec le spectacle vivant ( rapport au triptyque, j’ai peut- être tout dit et fini ma thérapie par l’art? … à suivre) ? Peut- être qu’un nouveau chemin va s’ouvrir ? Il me tarde et en même temps, Non!
Je suis bien heureuse d’avoir le temps de vivre le processus et de pouvoir céder à mes envies et ainsi entendre ce qui réagit, se tortille et s’insurge.
Alors voilà! « Je voudrais bien mais j’peux point »… C’est mon hymne pour écouter mon intuition, être ce que je suis, ressentir, exprimer, danser rageusement, dormir, aimer mon reflet, accepter de vieillir et surtout … me foutre la paix!
C’est un « putain » de cailloux hyper balèze que je vire de ma chaussure …
P.S: « j’voudrais bien mais j’peux point » est tiré de la chanson La Bonne du Curé d’Annie Cordy.
